Journée contre l’homophobie : Stop Homophobie accuse les autorités de « manquer cruellement de courage »
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Journée contre l’homophobie : Stop Homophobie accuse les autorités de « manquer cruellement de courage »

En 2025, en France, près de 5 000 crimes ou délits homophobes ont été enregistrés, soit une hausse de 2% par rapport à 2024, selon les chiffres du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure.

Un drapeau LGBT+ flotte lors de la Gay Pride 2025 à Paris. (Julien Mattia / Le Pictorium / MAXPPP)

Il y a un manque de courage” des pouvoirs publics, dans la lutte contre l’homophobie en France, dénonce sur franceinfo dimanche 17 mai Maxime Haes, porte-parole de Stop Homophobie. L’association dénonce le “climat politique tendu avec une explosion des discours homophobes” dans la sphère politique. Par ailleurs, face à l’augmentation des guets-apens homophobes, il appelle le gouvernement à mettre en place une charte pour sécuriser les applications de rencontre.

Selon l’association Stop Homophobie, il y a eu en France en 2025 un guet-apens homophobe tous les quatre jours. Maxime Haes dénonce “une forme de jeu” de la part des agresseurs qui ciblent leurs victimes “parce qu’elles sont homosexuelles, LGBT+ ou trans“. Après la fermeture du site Coco, mis en cause dans des guets-apens homophobes, les agresseurs agissent désormais sur la plateforme très fréquentée Grindr, détaille Maxime Haes. “On retrouve les mêmes formes de guets-apens et les mêmes attaques“, explique-t-il.

Il décrit les stratégies de protections mises en place par les personnes LGBT+ pour faire des rencontres. “On évite de se retrouver dans des endroits très peu fréquentés“, assure Maxime Haes. “Quand on est une personne LGBT, on ne rencontre jamais une personne que l’on ne connaît pas chez soi le soir. On converse seulement par SMS et pas par Whatsapp parce que c’était beaucoup plus facile à retracer si jamais on se fait agresser. On se rencontre en pleine journée, si possible dans un lieu bondé, comme un bar par exemple“, explique-t-il.

En 2025, en France, près de 5 000 infractions anti-LGBT+ ont été enregistrées, soit une hausse de 2% par rapport à 2024, selon les chiffres du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). Si Stop Homophobie incite les victimes à déposer plainte, “seulement 4%” font cette démarche, regrette-t-il. “Il y a un problème structurel“, selon Maxime Haes qui déplore que la justice ne retienne que trop rarement le caractère homophobe d’une agression.

Il dénonce ainsi un “problème de lecture des faits par les magistrats“. “Si on quantifie mieux les faits, on peut mieux agir avec des vraies réponses des autorités publiques“, martèle l’association. Pour les victimes c’est “la double peine“, dit-il. “Si le caractère homophobe n’est pas retenu, on se sent abandonnés par l’Etat de droit français“, regrette Maxime Haes.

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