Tollé au Sénat : le projet de salle de bal de Trump stoppé après une polémique sur l’argent des contribuables
Elle revient comme une antienne dans la plupart des prises de parole de Donald Trump ces derniers temps. Qui , à de nombreuses reprises, a brandi d’un air fier devant la presse les plans de la colossale salle de bal qu’il souhaite bâtir en lieu et place de l’aile orientale de la Maison Blanche. Mais cette lubie présidentielle à 400 millions de dollars a été contrecarrée par les sénateurs démocrates ce samedi, rapportent plusieurs médias américains.
Ces derniers ont en effet retiré d’un projet de loi présenté par les Républicains la semaine dernière des fonds de sécurité susceptibles d’être alloués à la poursuite du chantier, puisqu’il nécessiterait la coordination de plusieurs agences gouvernementales et, par conséquent, la supervision de plusieurs commissions, a ainsi estimé la conseillère parlementaire démocrate Elizabeth MacDonough.
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«Les Républicains ont tenté de faire payer aux contribuables la facture de la salle de bal à un milliard de dollars de Trump. Les démocrates du Sénat ont riposté et ont fait capoter leur première tentative», a ainsi salué le chef de la minorité sénatoriale, Charles E. Schumer (démocrate de New York), cité par le Washington Post .
Le projet de loi des Républicains prévoyait effectivement une enveloppe d’un milliard de dollars pour des mesures de sécurité liées notamment au «projet de modernisation de l’aile est», détaille le quotidien américain – et ce alors que Donald Trump avait pourtant affirmé à plusieurs reprises que sa salle de bal serait entièrement financée par des dons privés.
Ce «projet de modernistation» inclut donc notamment la salle de bal de 8361 mètres carrés prévue par le président Donald Trump. Des responsables de son administration et des Républicains du Congrès ont néanmoins indiqué que le milliard de dollars prévu dans le projet de loi ne serait pas alloué à la construction de la salle de bal elle-même, mais aux mesures de sécurité et autres protections liées à la présidence.
Le «Secret Service» américain prévoyait ainsi d’utiliser 220 millions de dollars de ces fonds pour « renforcer » la sécurité de la salle de bal, tant au-dessus qu’en dessous du sol, notamment avec du verre pare-balles et des systèmes de détection par drones et produits chimiques, s’était justifié le directeur de l’agence gouvernementale Sean Curran, auprès des parlementaires. Le reste de l’enveloppe serait alloué à d’autres mesures de sécurité à la Maison Blanche, avait-il affirmé, notamment 180 millions de dollars pour un nouveau centre de contrôle des visiteurs, 175 millions de dollars pour la formation des agents du Secret Service, 150 millions de dollars pour contrer les menaces émergentes telles que les armes biologiques et les incursions dans l’espace aérien, et 100 millions de dollars pour la sécurisation des événements nationaux importants.
Après la fusillade du 25 avril à Washington, Donald Trump avait affirmé que la construction de la salle de bal était « plus indispensable que jamais ». « Cet incident ne se serait jamais produit si la salle de réception classée “top secret” sur le plan militaire, actuellement en construction à la Maison Blanche, avait déjà existé », arguait Donald Trump sur sa plateforme Truth Social quelques heures après le drame.
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Le projet de loi sera « l’un des votes les plus politiquement explosifs que les Républicains auront à prendre au cours de ces deux années », a présagé le sénateur Chris Murphy (Démocrate-Connecticut) auprès du Washington Post. «Tout le monde connaît l’affaire de la salle de bal. Tout le monde la trouve scandaleuse. Et elle est devenue en quelque sorte le symbole d’une corruption plus généralisée.»




