De fils d’ouvrier à maire de Saint-Denis : l’ascension fulgurante de Bally Bagayoko, nouveau visage de la France moderne
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De fils d’ouvrier à maire de Saint-Denis : l’ascension fulgurante de Bally Bagayoko, nouveau visage de la France moderne

Le maire LFI de Saint-Denis estime, ce dimanche sur BFMTV, que la question de l’accrochage ou non du portrait d’Emmanuel Macron dans son bureau est un “non-sujet”. Il affirme que ce portrait n’a jamais été accroché par le passé.

“C’est un non-sujet.” Le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, interrogé sur BFMTV ce dimanche 17 mai à propos de son refus d’accrocher le portrait du président Emmanuel Macron, estime qu’il ne s’agit pas d’un sujet “urgent”.

Il affirme , par ailleurs, qu’il “n’a jamais été accroché”. “J’ai été pendant 20 ans en responsabilité à la ville de Saint-Denis, j’ai commencé mes responsabilités en tant qu’élu en 2001. De 2001 jusqu’à 2020, je n’ai jamais vu le portrait d’aucun président de la République dans le bureau du maire. Ce dont on parle c’est un non-sujet en réalité”, détaille-t-il.

“En réalité, il n’a jamais été accroché. Quand je suis arrivée dans mon bureau, il n’était pas accroché. C’est un militant qui l’a accroché pour faire une petite plaisanterie et je l’ai, ensuite, re-décroché”, ajoute l’édile.

Il déplore le fait que les “médias ont choisi d’évoquer, dans la panoplie des sujets urgents, ce sujet-là qui est un non-sujet”. “Moi mes habitants attendent que l’État puisse apporter des moyens pour la rentrée scolaire, car il devrait y avoir un certain nombre de fermetures d’établissements”, précise-t-il.

Le maire rappelle, par ailleurs, “que ça pas une obligation, c’est une tradition”.

Dans un courrier adressé à Bally Bagayoko daté du 6 mai, le préfet de la Seine-Saint-Denis Julien Charles avait demandé au maire de “reconsidérer sa position”.

“L’accrochage du portrait du président de la République dans les mairies, s’il ne relève d’aucune obligation légale, est un usage consacré par la tradition républicaine. À l’instar du drapeau tricolore, de notre devise nationale ou de la Marianne, il s’agit d’un symbole républicain”, avait-il détaillé.

“Cette lettre n’a pas lieu d’être, le préfet le confirme lui-même: notre démarche s’inscrit dans une parfaite légalité et nous l’assumons pleinement”, avait ensuite réagi auprès de l’AFP Bally Bagayoko.

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De fils d’ouvrier à maire de Saint-Denis : l’ascension fulgurante de Bally Bagayoko, nouveau visage de la France moderne

Bally Bagayoko est un homme politique français, membre du parti de gauche La France insoumise (LFI), fondé par Jean-Luc Mélenchon.

Il est particulièrement connu dans la ville de Saint-Denis, en banlieue parisienne, où il s’investit dans la politique locale ainsi que dans des questions sociales liées à l’égalité, à la lutte contre les discriminations et aux droits des immigrés.

Récemment, Bally Bagayoko a attiré l’attention après avoir dénoncé des propos jugés racistes tenus sur la chaîne CNews, où il a été qualifié de « maire malien en France ». Sa réponse a suscité de nombreux débats dans les médias et sur les réseaux sociaux français.

Bally Bagayoko

Bally Bagayoko (né en 1973) est un homme politique français membre du mouvement La France insoumise. Il est actuellement maire de Saint-Denis et de Pierrefitte-sur-Seine. Il est le premier Français d’origine malienne à diriger une ville française de plus de 100 000 habitants, devenant ainsi un symbole d’une nouvelle génération de dirigeants plus diverse en France.

De fils d’ouvrier à maire de Saint-Denis : l’ascension fulgurante de Bally Bagayoko, nouveau visage de la France moderne
De fils d’ouvrier à maire de Saint-Denis : l’ascension fulgurante de Bally Bagayoko, nouveau visage de la France moderne

Informations principales

  • Né le : 31 juillet 1973 à Levallois-Perret, France
  • Nationalité : française
  • Parti politique : La France insoumise (LFI)
  • Fonction : maire de Saint-Denis – Pierrefitte (depuis 2026)
  • Études : Université Paris 8 – sciences des banlieues et géopolitique
  • Famille : marié, père de quatre enfants

Origines et parcours

Bagayoko a grandi dans un quartier populaire de Saint-Denis au sein d’une famille nombreuse d’origine malienne. Son père travaillait dans l’industrie automobile et sa mère était femme au foyer. Après avoir obtenu son diplôme à l’Université Paris 8, il a travaillé comme cadre à la RATP. Parallèlement, il a pratiqué le basket-ball à niveau semi-professionnel avant de devenir entraîneur du club Saint-Denis Union Sports.

Carrière politique

L’engagement politique de Bagayoko débute en 2001, lorsque le maire communiste Patrick Braouezec l’invite à rejoindre le conseil municipal. Il a ensuite occupé plusieurs fonctions : adjoint au maire, conseiller général et vice-président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis entre 2008 et 2015.

En 2012, il rejoint le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon avant de devenir l’une des figures majeures de La France insoumise dans la banlieue parisienne. En 2026, il est élu maire de Saint-Denis–Pierrefitte dès le premier tour avec 50,77 % des voix. Il devient ensuite président de Plaine Commune, l’un des plus importants établissements publics d’aménagement urbain d’Île-de-France.

Positions et image publique

Bagayoko défend un modèle de « ville qui protège et émancipe chacun », mettant l’accent sur la démocratie locale, la justice sociale et l’écologie. Il est également une figure controversée après avoir retiré le portrait du président Emmanuel Macron de son bureau, une décision critiquée par certains responsables politiques qui y ont vu un geste « contraire aux traditions républicaines ».

Impact et symbole

La victoire de Bagayoko est considérée comme un tournant dans la politique française : pour la première fois, un homme noir, musulman et issu d’un milieu populaire dirige une grande ville de la métropole parisienne. Les médias internationaux le présentent comme « le visage de la nouvelle France », incarnant l’ascension politique des enfants de l’immigration et de la nouvelle classe moyenne des banlieues.

 

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