Présidentielle 2027 : Édouard Philippe dévoile son plan choc pour déclarer la guerre au narcotrafic
Edouard Philippe, candidat à l’élection présidentielle, a précisé les contours de son plan de lutte contre le narcotrafic, qui comprend la proclamation d’un état d’urgence, dans une interview au Parisien publiée jeudi 21 mai.
« Il faut s’inspirer de la lutte contre le terrorisme pour le narcotrafic », a affirmé l’ancien premier ministre, qui avait évoqué dès décembre la création d’un « état d’urgence narco ». Celui-ci « permet de mettre en œuvre des mesures impossibles en temps normal, mais sans faire n’importe quoi et dans le respect du droit », a-t-il expliqué dans le cadre d’un déplacement en Belgique.
« Dans une période et une zone spécifiques – ça peut être un quartier, un port, une zone aéroportuaire – et avec un contrôle du juge, on doit pouvoir faire des perquisitions administratives, confisquer des biens et aller jusqu’à utiliser la reconnaissance faciale », a ajouté Edouard Philippe, se disant en revanche opposé à l’intervention de l’armée.
Durcissement des peines
Le président du parti Horizons propose la création d’« une sorte de fiche S financière », c’est-à-dire un profil bancaire spécifique pour les personnes mises en examen ou condamnées pour narcotrafic. Edouard Philippe s’est aussi prononcé pour un durcissement des peines touchant « chaque échelon (…), de la consommation au trafic », en alignant le régime pénal contre les grands trafiquants « sur celui des terroristes ».
Il a appelé à la mise en place d’opérations « place nette » dans les boîtes de nuit et festivals, un effort pour augmenter le taux de recouvrement des amendes, et le signalement systématique à leur hiérarchie de chaque fonctionnaire poursuivi pour consommation de stupéfiants. Il est nécessaire, selon lui, d’améliorer les contrôles dans les aéroports et de dresser « une liste noire européenne des pays non coopératifs ».
Le candidat a estimé que l’ancien ministre de l’intérieur Bruno Retailleau, lui aussi candidat pour 2027, avait « pris de bonnes initiatives » sur le narcotrafic, tout comme le ministre de la justice, Gérald Darmanin.
Edouard Philippe s’est par ailleurs dit « serein » quant à l’enquête du Parquet national financier le visant pour des faits présumés de détournement de fonds publics.
Le Monde avec AFP




