Le maire de Nice et patron de l’UDR a facilement été élu à la présidence du Conseil métropolitain ce jeudi. Parmi ses premières décisions, il a annoncé réduire les indemnités des élus de 30 %.

Une seconde victoire bien plus facile que la première. Après avoir remporté la mairie de Nice face au maire sortant Christian Estrosi, Éric Ciotti a été largement élu à la tête de la métropole, rapporte Le Figaro. Le patron de l’UDR a recueilli 108 voix sur 132 ce jeudi lors du conseil métropolitain d’installation. Éric Ciotti a remercié les conseillers métropolitains pour leur « très large confiance ». Avant d’ajouter : « Je la reçois avec une émotion sincère et avec, aussi, un sentiment de gravité. Cette élection m’honore et m’oblige. » Puis de poursuivre : « Vous portez la voix de nos 51 communes, vous représentez des convictions différentes. »
Dans un discours marqué par une volonté de rupture avec son prédécesseur, Éric Ciotti a également précisé l’organisation de l’exécutif métropolitain. Les postes de vice-présidents reviendront aux cinq plus grandes communes : Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, Vence, Carros et La Trinité. Et ce, « en connaissance des désaccords parfois profonds », a-t-il reconnu, notamment en direction de Joseph Segura, maire de Saint-Laurent-du-Var et figure du camp estrosiste.
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Vers un audit indépendant
Le nouveau président s’est ensuite attardé sur la situation financière de la Métropole, évoquant une dette qui « atteindra deux milliards et demi d’euros en 2026 ». Il a promis un « audit indépendant pour avoir la vérité sur les comptes et engager leur redressement », ainsi qu’une réduction « des indemnités des élus de la Métropole de 30 % », avec l’objectif de réaliser cinq millions d’euros d’économies d’ici la fin du mandat. Et d’ajouter : « Cette décision inaugure une nouvelle aire budgétaire et un nouveau chemin de responsabilité, de respect et de confiance. »
À rebours du choix d’Éric Ciotti à la métropole, le nouveau maire LFI de Roubaix, David Guiraud, a modifié à la hausse ses indemnités et ceux de ses adjoints. Il percevra désormais 4 876 euros par mois, soit 475 euros de plus que son prédécesseur Alexandre Garcin (divers droite), une progression de 10,8 %.




