🔥 “Mytho”, “énorme”… Pourquoi Bally Bagayoko est au cœur de la polémique ?
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🔥 “Mytho”, “énorme”… Pourquoi Bally Bagayoko est au cœur de la polémique ?

Invité de Darius Rochebin sur LCI, ce dimanche 5 juillet, Bally Bagayoko s’est longuement exprimé sur sa vision de l’immigration… mais pas que. Le maire insoumis de Saint-Denis, élu en mars dernier, a plaidé en faveur de la régularisation des sans-papiers et défendu une approche qu’il juge bénéfique pour la France. Au cours de cet entretien, l’édile a également évoqué les fondations de son engagement. Revenant sur les élections présidentielles remportées par François Mitterrand en 1981 puis en 1988, l’élu de 52 ans a assuré devant la caméra avoir voté pour le candidat socialiste à ces deux occasions. Une déclaration qui n’a pas tardé à faire réagir, un détail ayant rapidement été relevé : en 1981, Bally Bagayoko n’avait que 7 ans, puis 14 ans lors de la réélection de François Mitterrand. Il ne pouvait donc pas prendre part au scrutin. Cette affirmation a aussitôt alimenté les commentaires sur les réseaux sociaux ainsi que dans plusieurs émissions politiques, où cette incohérence a été largement soulignée.

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Sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC, l’avocat et chroniqueur Charles Consigny n’a pas ménagé Bally Bagayoko. « Là, on est dans le domaine de la mythomanie. Il est très spécial, il a un boulard énorme », a-t-il lancé, avant d’ajouter que certains responsables politiques « ne passent plus les portes », citant notamment le socialiste Karim Bouamrane, qui s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle en juin dernier. De son côté, l’éditorialiste Françoise Degois a réagi avec davantage de concision sur le réseau social X, en relayant l’extrait de l’interview concerné avec ce commentaire : « Le gros mytho de Bagayoko. » 

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Avant de devenir une figure de La France insoumise, Bally Bagayoko a suivi un parcours particulièrement éclectique. Après des études en géopolitique à l’université Paris-VIII, il obtient une maîtrise en sciences et techniques de la connaissance des banlieues. Il se tourne ensuite vers le basket-ball, d’abord comme joueur puis comme entraîneur de l’équipe de Saint-Denis Union Sports. Il rejoint ensuite la RATP en tant que cadre avant d’entrer en politique en 2001. Conseiller municipal, adjoint de plusieurs maires communistes de Saint-Denis, conseiller général puis vice-président du conseil général de Seine-Saint-Denis, il gravit progressivement les échelons avant de rejoindre le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon en 2012, puis La France insoumise, dont il anime le groupe d’action local.

Élu maire de Saint-Denis dès le premier tour des élections municipales en mars 2026, Bally Bagayoko a dû faire face à des attaques racistes. Une polémique est notamment née de son refus d’accrocher dans son bureau le portrait du président de la République. Un choix qu’il assume pleinement, estimant qu’il ne le fera pas « tant que la République n’est pas en capacité de corriger les inégalités ». Cités par Le Figaro au mois de mai, ses propos évoquant l’attente de « l’avènement d’un nouveau président », en référence à Jean-Luc Mélenchon, avaient déjà suscité de nombreuses réactions. Cette nouvelle séquence médiatique vient ainsi s’ajouter à une série de prises de position qui ne cessent d’alimenter le débat autour de l’édile insoumis.

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