Accusé de conflit d’intérêts, Charles Alloncle finalement blanchi : la décision qui relance le débat
Le député UDR de l’Hérault était suspecté de conflit d’intérêt après la publication par « Paris Match » de photos en compagnie de sa collaboratrice Shéhérazade Khandani. Le journal avait, dans un premier temps, présenté cette dernière comme la « compagne » de l’élu.
Le Palais-Bourbon a écarté tout soupçon de conflit d’intérêts autour de Charles Alloncle. Ce jeudi 28 mai, le déontologue de l’Assemblée nationale a rejeté les allégations affirmant que le député UDR de l’Hérault serait en couple avec sa collaboratrice parlementaire, comme le laissaient entendre deux photos publiées par Paris Match le 21 mai dernier.
Selon les informations du Parisien, le déontologue Rémi Schenberg, saisi par la présidente de la Chambre basse Yaël Braun-Pivet le 22 mai, au lendemain de leur publication, a conclu sur l’absence de manquements aux obligations de Charles Alloncle et de son assistante concernée, Shéhérazade Khandani. En conclusion de son rapport, les deux personnes ne sont pas liées par une relation de mariage, de Pacs ni de concubinage.
Le 21 mai dernier, Paris Match publiait un article au sujet du député et de sa collaboratrice, agrémenté de deux photos les montrant côte à côte dans les rues de Paris. Le magazine avait initialement intitulé son article « Moment de détente parisienne pour Charles Alloncle et sa compagne » avant de remplacer le mot « compagne » par « amie ».
Une « barbouzerie » selon Ciotti
Dans le cas d’un concubinage, l’élu aurait contrevenu à la loi de 2017 sur la « confiance dans la vie politique ». Celle-ci interdit aux conjoints, parents ou enfants de faire partie des collaborateurs d’un député, sous peine d’une sanction de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Charles Alloncle et son assistante ont dû communiquer au déontologue une série de documents pour lui prouver l’absence de concubinage.




