L’affaire Lyhanna atteint l’Élysée : Emmanuel et Brigitte Macron prennent contact avec les parents
Le couple présidentiel s’est entretenu au téléphone avec les parents de Lyhanna, la collégienne retrouvée morte le 4 juin dernier dans le Gers plusieurs jours après avoir disparu. Ils ont longuement échangé avec les parents endeuillés, au cours d’une discussion émouvante.
Emmanuel et Brigitte Macron ont échangé mercredi 10 juin au téléphone avec les parents de Lyhanna, a appris BFMTV de sources concordantes, confirmant une information de La Dépêche. L’Élysée a d’abord pris contact avec le maire de Fleurance, Grégory Bobbato, le jeudi 4 juin, jour où le corps de la collégienne a été trouvé dans un silo agricole, selon ces mêmes sources.
Ce jour-là, l’édile déclarait à l’antenne de BFMTV se sentir “seul” face à “l’immensité de cette affaire”. Il est appelé par Laurent Carrié, chef de cabinet du président de la République, qui était alors devant sa télévision. Ce dernier s’est ensuite rendu sur place le dimanche 7 juin pour rencontrer les parents de l’enfant et le maire, et un accompagnement a été proposé à la famille puis mis en place.
Le lundi 8 juin, le chef de cabinet et le maire se sont à nouveau appelés, car le président de la République demandait un échange avec la famille. Celui-ci a finalement eu lieu deux jours plus tard, par téléphone – un déplacement étant impossible d’un côté comme de l’autre.
La discussion entre le couple présidentiel et les parents de l’enfant a été longue et émouvante, confirment les mêmes sources. Il a alors été convenu que le chef du cabinet se rendrait aux obsèques de Lyhanna, auxquelles aucun élu, sauf local, n’était convié.
Le jour de son appel avec les parents de Lyhanna, à l’occasion d’une visite dans une unité spécialisée à l’hôpital pédiatrique Robert-Debré à Paris, le président de la République avait concédé qu’il fallait faire plus pour “protéger” les enfants des violences.
“On a changé les lois pour protéger, mais on n’a pas été assez vite et fort à mes yeux sur l’éloignement des agresseurs ou des agresseurs présumés”, avait-il relevé à l’Unité d’accueil pédiatrique Enfants en Danger (UAPED) de l’hôpital, dédiée aux enfants victimes de violences, maltraitance ou négligence.
“Il y a un changement qui a davantage eu lieu dans les violences sexistes et sexuelles, mais on a beaucoup moins fait pour les enfants”, a-t-il pointé alors que l’affaire de la petite Lyhanna suscite une vague d’émotion en France.
“C’est absolument clé qu’on protège très vite nos enfants, qu’on recueille la parole de manière professionnelle et encadrée, qu’il y ait une bonne coopération entre la santé, la justice et les services d’enquêteurs, l’éducation, le périscolaire et les familles”, a-t-il ajouté.
Lyhanna, retrouvée morte le 4 juin dernier dans le Gers plusieurs jours après avoir disparu, a été inhumée dans l’intimité ce vendredi. Le principal suspect Jérôme Barella, un père de famille de 41 ans dont la fille aînée était amie de Lyhanna, a été interpellé par les gendarmes le lendemain de la disparition. Il est en détention provisoire depuis sa mise en examen pour enlèvement le 1er juin.




