Les informations des Echos indiquaient que le gouvernement envisageait de soumettre à cotisations une partie des primes d’intéressement, participation ou abondements des employeurs aux plans d’épargne. Après ces fuites, Matignon avait regretté dans un communiqué des « agissements susceptibles d’influer sur la vie économique du pays ». « Ceux qui s’y prêtent exposent l’État, se placent en situation de déloyauté et d’illégalité, et pourront être poursuivis pénalement », insistaient les services du Premier ministre, tout en précisant que ce signalement ne visait pas la presse.
Le fait que le chef du gouvernement saisisse la justice avait cependant suscité l’inquiétude des syndicats de journalistes, dont la protection des sources est un principe démocratique fondamental. « Cette pression judiciaire pourrait inciter les sources à se taire », avait regretté dans un communiqué le Syndicat national des journalistes (SNJ), appelant le gouvernement à respecter « un principe à valeur constitutionnelle », et « le cœur même du métier de journaliste ».




