Pas encore officiellement déclaré candidat à l’élection présidentielle, Dominique de Villepin a appelé la classe politique à “s’entendre” face au RN et à LFI ce dimanche 19 juillet pour “éviter le pire” en 2027, dénonçant la “double polarité” du jeu politique.
Un autre appel au rassemblement. Dans un entretien publié dans La Tribune Dimanche ce dimanche 19 juillet, le quasi-candidat à l’élection présidentielle Dominique de Villepin a appelé au “rassemblement” en vue de l’élection présidentielle afin d'”éviter le pire” face au Rassemblement national et à La France insoumise.
“Les responsables politiques que je rencontre commencent à se demander si, pour éviter le pire, il ne faudrait pas s’entendre”, assure l’ancien Premier ministre, soutenant que ceux-ci “ont conscience” de la nécessité de “défendre la démocratie pour tous”.
“Cette question sera au cœur de la bataille de 2027”, estime-t-il.
Celui qui n’a pas encore clairement déclaré sa candidature, mais qui ne fait pas grand mystère de ses intentions non plus, estime par ailleurs probable que de “nouvelles candidatures” se déclarent d’ici la fin de l’année 2026, citant comme “ambitions légitimes” Xavier Bertrand, Michel Barnier, Bruno Le Maire, Jean Castex ou François Hollande. L’ex-Premier ministre prévoit aussi toutefois des “défections” d’ici le printemps 2027.
Dénonçant la “double polarité” du Rassemblement national et de La France insoumise, il appelle à proposer “une idée neuve, celle du collectif et du rassemblement” pour l’élection présidentielle.
Il fustige un “décalage complet” entre l’exclusion de “toute possibilité de rapport au réel” de la “radicalité” d’une part, et “l’urgence et la complexité du monde” de l’autre, et martèle la nécessité “d’offrir une alternative aux Français qui échappe au schéma de l’homme ou de la femme providentielle”.
Questionné sur la condamnation en appel de Marine Le Pen, qui a déclaré son intention de former un pourvoi en cassation et sa candidature à l’élection présidentielle dans la foulée, Dominique de Villepin estime que “la question judiciaire porte son ombre sur cette campagne et qu’elle continuera de peser sur elle”.
“Nous vivons une époque où ce genre de situation tend à devenir la règle plutôt que l’exception. C’est un fait, et il n’est pas rassurant”, déclare l’ancien Premier ministre.
Dans son entretien au journal dominical, le quasi-candidat, qui a lancé son mouvement La France Humaniste, revient également sur quelques-unes de ses propositions, notamment “un gel des dépenses de santé et du budget de l’État” et la désindexation des “exonérations de charges patronales par rapport à l’inflation”, ainsi que la taxation de “la rente, l’argent qui dort”.




