« J’ai l’impression d’assister à mon propre enterrement » : les mots forts de Bardella
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« J’ai l’impression d’assister à mon propre enterrement » : les mots forts de Bardella

Il entend jouer un rôle de « premier plan » dans la campagne présidentielle. Alors que Jordan Bardella semblait se préparer à une potentielle candidature à l’élection présidentielle 2027, Marine Le Pen condamnée à trois ans de prison, dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique, ainsi qu’à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 mois avec sursis, et une amende de 100 000 euros, ne l’empêchent finalement pas de se présenter. Quelques heures après le verdict, elle a donc annoncé officiellement sa candidature. Une annonce à laquelle Jordan Bardella n’avait pas encore réagi. Mais, dans une interview accordée au Figaro  ce dimanche 12 juillet, il a brisé le silence. « Lorsque je lis les journaux  et j’écoute les commentateurs depuis mardi, j’ai l’impression d’assister à mon propre enterrement politique », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « Qu’ils gardent les pelles, je n’ai pas l’intention d’y participer. »

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Selon lui « tout commence », rappelant qu’il « a toujours été convenu que si Marine Le Pen était candidate à l’élection présidentielle de 2027, elle trouverait à ses côtés [sa] loyauté, [son] aide et [son] soutien ». Il l’assure : « Toute forme d’humeur contrariée ou de déception  de [sa] part serait contraire au sentiment qui n’a jamais cessé de [le] dominer. » Jordan Bardella souhaite toutefois « continuer à jouer un rôle de premier plan » en tant que président du RN en poursuivant son travail notamment sur les enjeux économiques, ainsi qu’à aider Marine Le Pen à gagner.

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En interne, plusieurs proches ont reconnu, après l’annonce de la candidature de Marine Le Pen, que ce changement de scénario ne pouvait être totalement neutre pour le député européen. « Il s’est projeté en 2027, évidemment. S’il n’y va pas, il ressentira une forme de déception.  C’est naturel », avait confié un proche de Jordan Bardella auprès du Point. Pour autant, les responsables du parti s’efforçaient d’écarter tout risque de fracture. Une stratège du mouvement avait donc balayé l’idée de tensions pendant la campagne malgré les « différences de sensibilités » qui existent entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Selon elle, le choix de la présidente du groupe RN répondait avant tout à une logique électorale : « Jordan Bardella l’aurait emporté au second tour face à Jean-Luc Mélenchon, vraisemblablement pas face à Édouard Philippe. Marine peut supplanter les deux. » 

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