Vingt-trois ans après, le débat est relancé. En 2003, la France était frappée par une canicule historique qui avait coûté la vie à près de 15 000 personnes, en majorité des personnes âgées. Pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise, l’État avait instauré une « journée de solidarité » : une journée travaillée sans rémunération supplémentaire afin « d’assurer le financement des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées ».
En ce mois de juin 2026, le pays est à nouveau en proie à de fortes chaleurs et le débat sur la climatisation devient plus politique que jamais. « Il y a vraiment des gens qui nous expliquent qu’en 2026, on ne peut pas faire mieux que ça ? » s’interroge Sarah Knafo dans une vidéo publiée sur X, en désignant un ventilateur. L’eurodéputée Reconquête se demande où sont passés les 36 milliards d’euros récoltés depuis 2004 grâce à la journée de solidarité : « Cette journée rapporte l’équivalent de 3,5 milliards d’euros par an à l’État. »
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Selon l’élue, une seule année de recettes aurait permis de financer la climatisation de l’ensemble des Ehpad de France. Une deuxième aurait suffi pour équiper tous les hôpitaux de l’Hexagone, puis une troisième pour les écoles et les crèches.
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« Trois années auraient dû suffire à climatiser tous les équipements clés. Mais vingt-trois ans plus tard, moins de 10 % des écoles sont climatisées et seules quelques pièces sont rafraîchies dans la plupart des hôpitaux et des Ehpad », déplore l’ancienne candidate à la mairie de Paris. Et de poursuivre : « En 2026, on accepte encore de donner des permis de construire à un hôpital neuf sans climatisation », en référence à la construction d’un CHU à Nantes dépourvu de ce système.
Sarah Knafo s’en prend également à ceux qui considèrent la climatisation comme néfaste pour l’environnement, dénonçant une « arnaque monumentale ». « Un climatiseur ne crée pas de chaleur mais la déplace », fait-elle valoir, soulignant qu’« en France, la clim tourne au nucléaire, une électricité décarbonée à plus de 95 % ». Sans les nommer explicitement, elle cible ensuite plusieurs formations politiques : « Ceux qui ont passé 20 ans à fermer nos centrales sont exactement ceux qui vous expliquent aujourd’hui qu’il faut transpirer pour sauver le climat. Ils ont créé le problème et vous envoient la facture. »
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Et de plaider pour la généralisation de la climatisation dans les établissements publics – hôpitaux, Ehpad, écoles et crèches –, une relance du nucléaire et la fin de ce qu’elle considère comme une fiscalité excessive empêchant les Français de s’équiper en climatisation.




