Avant la politique, Bally Bagayoko s’est lié d’amitié avec un chanteur aux millions d’albums vendus
Bally Bagayoko est le maire de Saint-Denis depuis moins de quatre mois, mais son nom a fait le tour des médias, pas toujours pour les bonnes raisons. L’édile portant l’étiquette des Insoumis a beaucoup été critiqué et notamment été victime de discrimination sur les plateaux télévisés de certaines chaînes d’opinion. Pas de quoi lui faire perdre la face, bien au contraire. Parmi ses soutiens de la première heure, il y a un slameur bien connu des Français : Grand Corps Malade. L’artiste de 48 ans était invité, le 4 juillet, au micro de M Radio. Interrogé par l’animateur, Christophe Beaugrand, l’interprète des titres Mesdames, Dimanche soir et Roméo kiffe Juliette a expliqué qu’adolescent, Bally Bagayoko, qui n’était pas encore un homme politique, lui donnait des cours de basket-ball.
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« Il s’est fait tellement allumer avec des propos racistes qu’ils ont fait de lui une star », s’est amusé Grand Corps Malade, estimant que le maire mérite ce statut. Avec admiration, le réalisateur a déclaré, à son sujet : « C’est un humain extraordinaire ! C’était mon premier entraîneur de basket, et puis quelques années après, on a joué dans la même équipe. C’est vraiment un pote et c’est une très belle personne ! » Bally Bagayoko a en effet été basketteur semi-professionnel en Nationale 3 par le passé, entraînant l’équipe du Saint-Denis Union Sports (SDUS) dont faisait partie le slameur quand il était plus jeune. C’est d’ailleurs le père de ce dernier, Jacques Marsaud, qui était secrétaire général du Parti communiste français au sein de la ville, qui a cru en son potentiel politique en premier.
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Comme l’a rapporté Le Point, le 15 juillet, Bally Bagayoko, qui était animateur en centre de vacances et faisait du soutien scolaire dans les cités, a attiré l’attention du père de Grand Corps Malade. Celui qui est aujourd’hui élu local en Touraine a affirmé, auprès de nos confrères : « J’ai été impressionné par ses qualités éducatives de manager et le respect qu’il inspirait. Il était admiré, excellent pour faire passer des messages, et il galvanisait son équipe. » Il a donc joué les entremetteurs professionnels avec l’ancien maire PCF de Saint-Denis, Patrick Braouezec, qui a fait confiance à l’entraîneur sportif et qui lui a permis de devenir son adjoint. La carrière du futur édile était alors lancée. De son côté, le poète et cinéaste Fabien Marsaud se souvient avec beaucoup d’émotion de sa jeunesse auprès de lui, révélant au micro de M Radio qu’il connaît même sa famille, qu’il a « eu la chance d’aller chez eux plein de fois » et de tisser de beaux liens avec tout le monde. « Je connais tous ses frères, on a joué au basket ensemble », a-t-il déclaré, un sourire aux lèvres avant de vanter les mérites du maire qui, selon ses mots, « s’en sort hyper bien » lors de ses récentes interventions télévisées et médiatiques.




