En réponse, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, affirme n’avoir « jamais » demandé de quota de visas à la France, « un nombre de visas ou parlé de visas ».
Les propos l’ambassadeur de France en Algérie recadrés
Abdelmadjid Tebboune s’exprimait quelques jours après Emmanuel Macron, lequel a déclaré mercredi que la France n’avait fixé aucun « objectif chiffré » concernant le nombre de visas octroyés à l’Algérie et ne faisait montre « d’aucun laxisme ». Une manière de « corriger » les propos de l’ambassadeur.
Pour rappel, une crise profonde a éclaté à l’été 2024 entre la France et l’Algérie lorsque Paris avait apporté son soutien à un plan d’autonomie sous « souveraineté marocaine » pour le territoire disputé du Sahara occidental. L’Algérie, qui soutient les indépendantistes du Front Polisario, avait immédiatement rappelé son ambassadeur en France. « Je n’ai jamais demandé d’excuses, je n’ai jamais demandé d’indemnisations, l’Algérie ne fera jamais la manche », a ajouté le président Abdelmadjid Tebboune dans l’entretien diffusé lundi.
Notre dosier Algérie
L’Algérie réclame « la reconnaissance (par la France) des crimes commis dans le pays », pas une « compensation financière », a déclaré par le passé le président algérien. En mars, le Parlement algérien a approuvé une loi criminalisant la colonisation française. Le texte fait porter à l’Etat français « la responsabilité juridique de son passé colonial en Algérie et des tragédies qu’il a engendrées ».




