Il a choisi de s’exprimer lors du Conseil des ministres. Ce mercredi, Emmanuel Macron a reconnu « des dysfonctionnements manifestes » dans l’affaire Lyhanna. Le décès de la jeune fille de 11 ans, retrouvée morte dans le Gers, a provoqué un véritable torrent de critiques à l’encontre des enquêteurs et de la justice, accusés d’avoir laissé en liberté Jérôme Barella, principal suspect du meurtre de l’enfant. Des faits qui « posent la question de la confiance en nos institutions », a estimé le président.
« Il est évident qu’il y a eu des dysfonctionnements manifestes. Il faut comprendre désormais ce qui relève des responsabilités individuelles et des dysfonctionnements systémiques dans l’ensemble des services publics impliqués », a martelé le chef de l’Etat, selon des propos rapportés par sa porte-parole, Maud Bregeon. Tout en invitant à ne pas tomber dans le pugilat. « On ne répond pas à un drame par des cris. La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur », a déclaré le président, faisant part « de l’émotion de la Nation. »
Notre dossier sur l’affaire Lyhanna
La porte-parole du président promet que « si des sanctions sont nécessaires, elles seront prononcées. Si le texte de loi présenté par le gouvernement doit être amendé, il sera amendé », a-t-elle répété. La mort de la fillette a mis en lumière les carences de la justice française et son manque criant de moyens, débouchant sur des délais anormalement longs qui ne protègent plus les victimes. Une plainte pour viols avait été déposée l’été dernier par une enfant de 11 ans prénommée Rosa. Mais Jérôme Barella n’a jamais été entendu. La mère de l’enfant a annoncé déposer plainte contre l’Etat pour faute lourde.




