Alors que plus d’un Français sur deux présente des signes d’anxiété, les adolescents sont particulièrement affectés, les jeunes filles surtout. Le gouvernement veut permettre aux jeunes “repérés” par l’Éducation nationale” comme “ayant un trouble éventuel de santé mentale” d’obtenir un rendez-vous en moins de 48 heures.
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Les hospitalisations pour tentative de suicide des adolescentes de 10 à 14 ans ont bondi de plus de 100% depuis le Covid. Le gouvernement va mettre en place un système de “coupe file” pour que les jeunes “repérés” par l’Éducation nationale comme “ayant un trouble éventuel de santé mentale” puissent “obtenir un rendez-vous dans les 24-48 heures”, annonce Stéphanie Rist mardi 2 juin sur franceinfo. La mesure sera officialisée dans l’après-midi par Stéphanie Rist et le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. La santé mentale, qui est la grande cause nationale 2025-2026, fait l’objet d’un rendez-vous interministériel à partir de 14 heures.
Selon les informations de franceinfo, quand un élève est en souffrance psychique, qu’il y a urgence parce qu’il risque de passer à l’acte, de se faire du mal ou de faire du mal à quelqu’un d’autre, l’infirmière ou le médecin scolaire, un professeur ou le directeur d’établissement pourra appeler le médecin du Samu afin d’obtenir un rendez-vous chez un psychologue ou un psychiatre. “Il y aura une organisation, sur le territoire, des professionnels de santé entre eux qui permettra d’avoir un rendez-vous dans les 24-48 heures”, assure Stéphanie Rist. Les agences régionales de santé (ARS) seront chargées d’organiser ce système de “coupe-file” en cas de situation critique dans une école, un collège ou un lycée.
“Il y a le service d’accès aux soins qui permet d’avoir un médecin dans les 24-48 heures quand on n’a pas de médecin traitant”. Cette mesure marchera de la même façon. “Certains territoires sont déjà organisés comme cela” et “en s’organisant différemment, on arrive à libérer des créneaux pour de l’urgence”, ajoute la ministre de la Santé.
L’accès au soin reste difficile en France. La pédopsychiatrie a perdu un tiers de ses effectifs en 10 ans alors que près de 8 jeunes sur 10 sont confrontés à des troubles psychiques et rencontrent des obstacles pour se soigner : délais d’attente interminables, impossibilité d’obtenir un rendez-vous…
“On a doublé le nombre de psychologues depuis 2020, on a augmenté de presque 10% le nombre de psychiatres formés. En 2020, il y avait trois chefs de clinique en pédopsychiatrie, nous en avons 50 qui sont formés et nous continuons évidemment à augmenter – avec l’augmentation liée à la suppression du numerus clausus – le nombre de médecins formés”, défend Stéphanie Rist, certaine que les moyens seront là pour répondre à la demande. Certains professionnels de santé déplorent le manque de lits dans les établissements psychiatriques. “Je ne nie pas les difficultés, je connais l’état du système de santé, mais en agissant plus tôt, on évitera des hospitalisations”, répond la ministre.
La ministre de la Santé annonce par ailleurs sur franceinfo la fin de la contention : “Nous devons avoir cette volonté politique forte, que dans notre pays, il n’y ait plus de contention en 2030. Nous devons aller vers le zéro contention en 2030“, a déclaré Stéphanie Rist, au sujet des camisoles de force en psychiatrie.
Si vous avez des pensées suicidaires, si vous êtes en détresse ou si vous voulez aider une personne en souffrance, il existe des services d’écoute anonymes et gratuits. Le numéro national 3114 est joignable 24h/24 et 7j/7 et met à disposition des ressources sur son site(Nouvelle fenêtre)(Nouvelle fenêtre). L’association Suicide écoute(Nouvelle fenêtre)(Nouvelle fenêtre) propose un soutien similaire au 01 45 39 40 00. D’autres informations sont disponibles sur le site du ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles(Nouvelle fenêtre)(Nouvelle fenêtre).




