Il veut redessiner la carte de France administrative, détaille Public sénat. Jean-Luc Mélenchon (LFI) a présenté jeudi, lors d’une conférence de presse, l’une de ses propositions de campagne pour l’élection présidentielle de 2027. Remplacer les treize régions actuelles par autant d’« écorégions » organisées autour de l’eau et des bassins-versants.
Ces nouvelles collectivités auraient en charge la gestion de cette ressource de plus en plus en tension avec les épisodes de sécheresse et de canicule. Il leur reviendrait de gérer mettre en œuvre une partie de la transition écologique : la qualité de l’eau, la protection des sols, la biodiversité, les forêts, la qualité de l’air, les mobilités, la prévention des risques climatiques. « Les bassins-versants fournissent un modèle de base pour cette organisation », précise le fondateur de LFI.
« Les régions actuelles sont issues de l’ancien monde. Elles n’ont aucun sens », explique Jean-Luc Mélenchon, dans des propos rapportés par le Huffington Post. « Elles reposent sur un modèle de compétitivité des territoires : c’est tout le charabia du néolibéralisme ». C’est en 2014 que François Hollande avait imaginé cette refonte territoriale. Les nouvelles écorégions épouseraient les zones géographiques au sein desquelles l’écoulement de l’eau converge vers un fleuve, puis vers un estuaire.
La région redessinée autour de la Seine engloberait par exemple l’actuelle Île-de-France, mais aussi la Normandie, pour pousser jusqu’à l’Aisne et descendre jusque dans l’Yonne. Le Languedoc-Roussillon retrouverait ses limites d’avant fusion avec Midi-Pyrénées, et la Côte d’Azur ferait sécession d’avec la Provence.
« L’impératif écologique n’est plus négociable », estime Mélenchon. « Nous sortons d’une canicule et on nous dit qu’il y en aura peut-être une, la semaine prochaine, puis une autre au milieu du mois de juillet. Les gens comprennent désormais que cela ne s’arrêtera pas ». Une façon aussi de frapper à la porte des Ecologistes, qui eux-mêmes sont divisés sur la question du rapprochement avec LFI.
Avec, d’une part, la ligne portée par Marine Tondelier, favorable à une candidature commune avec la gauche hors LFI, voire autonome en cas d’échec des négociations. Et celle de la présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, Cyrielle Chatelain, d’autre part.




