On l’attendait sur le sujet : le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui lance ce lundi une « convention citoyenne sur la protection et les temps de l’enfant à l’école » alors que le scandale des violences dans le périscolaire continue, s’est dit favorable sur RTL à garder la semaine de 4,5 jours en vigueur à Paris, tout en voulant aménager les temps d’activités périscolaires, (TAP), qui ont lieu actuellement les mardi et vendredi.
« Je suis favorable à la semaine de 4,5 jours », a déclaré plus précisément l’édile, qui avait pourtant dit en avril n’avoir « aucun tabou » sur la semaine de 4,5 jours d’école en vigueur à Paris depuis 2013. Revenir à la semaine de quatre jours, comme le réclame notamment la droite parisienne, serait « ne pas respecter l’esprit de la réforme [de 2013] qui est d’avoir plus de jours d’enseignement » dans la semaine et « moins d’heures d’enseignement par jour, pour apprendre mieux », a-t-il estimé.
La FCPE également favorable
La veille, la principale fédération de parents d’élèves, la FCPE Paris, avait réaffirmé son attachement à ce rythme pour les enfants, qui selon elle « favorise les rythmes d’apprentissage de l’enfant ».
« Les rythmes de vie des enfants ne peuvent pas être pensés uniquement sous l’angle des contraintes d’organisation des adultes ou de cadres budgétaires rigides. Afin de garantir la primauté de l’intérêt supérieur de l’enfant, ils doivent répondre à leurs besoins fondamentaux : sommeil réparateur, équilibre préservé, sécurité garantie, accès effectif aux apprentissages, aux loisirs, à la culture, au sport et à des relations sociales apaisées », a déclaré la FCPE Paris.
Une nouvelle organisation pour les « TAP »
A Paris, le périscolaire prend en charge les enfants sur le temps du midi et du goûter, de 11h30 à 13h30 puis de 16h30 à 18h30 les lundi et jeudi, à partir de 11h30 le mercredi, mais aussi lors d’ateliers périscolaires les mardi et vendredi, de 15 heures à 16h30. Si Emmanuel Grégoire a réaffirmé son attachement à la semaine de 4,5 jours, il a cependant semblé ouvrir la porte à une nouvelle organisation des ateliers périscolaires des mardi et vendredi. « Ce système ne me satisfait pas car cela rajoute un risque de confusion. […]. Je suis favorable à la semaine de 4,5 jours mais organisée de façon différente pour ne plus avoir cette charge de deux fois une heure et demie ».




