Le maire LFI de Saint-Denis affirme dans un entretien à LCI avoir voté pour François Mitterrand. Problème, l’élu n’avait que 7 et 14 ans lors de la première puis seconde élection du président socialiste, en 1981 et 1988. “Je pense qu’il faut faire attention aux micros. Les micros, ça grise, il ne faut pas trop se brûler les ailes”, réagit le cheminot Bruno Poncet sur RMC.
François Mitterrand a été porteur d'”espoir”, selon Bally Bagayoko, lors d’un entretien avec le journaliste de LCI Darius Rochebin. Qui lui demande ensuite: “Vous aviez voté pour lui?” Le maire LFI de Saint-Denis répond alors par la positive. Problème, en mai 1981, celui qui est également président de l’intercommunalité “Plaine commune” n’avait que… 7 ans! Idem pour le second mandat du président socialiste, réélu en 1988, Bally Bagayoko n’avait donc que 14 ans.
L’élu insoumis n’est pas revenu sur son erreur, mais pourrait peut-être plaider le lapsus, la question ayant été posée rapidement, comme le note Alain Marschall dans Les Grandes Gueules de RMC.
L’avocat Charles Consigny estime toutefois que le maire de Saint-Denis aurait simplement un “boulard énorme”. “Il se prend pour le nouvel espoir de la gauche, comme Karim Bouamrane”, raille l’avocat au micro des Grandes Gueules. “Il y a des mecs comme ça qui ne passent plus les portes!”. “Il s’écoute parler”, juge de son côté Barbara Lefebvre.
“Bally, je t’aime beaucoup mais reste dans ta mairie. Fais le travail pour lequel tu as été élu. Je pense qu’il faut faire attention aux micros. Les micros, ça grise. Il faut faire attention, il ne faut pas trop se brûler les ailes”, réagit plus clément le cheminot Bruno Poncet.
Dans la suite de l’entretien à LCI, le maire de Saint-Denis évoque ensuite la présidentielle 2002. Il assure à Darius Rochebin qu’il n’a pas fait barrage à Jean-Marie Le Pen au second tout de la présidentielle. Bally Bagoyoko le justifie en expliquant s’être abstenu, et que c’était une “consigne” de son défunt père.




