"Је ϲοпdаⅿпе lеѕ ѕіfflеⅿепtѕ": Ꮮа рοléⅿіqᥙе ѕᥙr Ꮮа Μаrѕеіllаіѕе рοᥙѕѕе Βаllу Βаɡауοkο à ѕе ϳᥙѕtіfіеr
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“Је ϲοпdаⅿпе lеѕ ѕіfflеⅿепtѕ”: Ꮮа рοléⅿіqᥙе ѕᥙr Ꮮа Μаrѕеіllаіѕе рοᥙѕѕе Βаllу Βаɡауοkο à ѕе ϳᥙѕtіfіеr

Le nouveau maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko s’est défendu jeudi 18 juin de toute “incitation” à “siffler” la Marseillaise après sa sortie sur “le droit à la réplique populaire” dans les stades de foot qui a suscité des critiques en particulier à droite et à l’extrême droite. Il est revenu sur ce sujet chez Anaïs Matin.

C’est une sortie qui n’a pas manqué de faire réagir. Mardi 16 juin, le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko s’est adressé au journal l’Opinion affirmant que “siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l’international, c’est un droit à la réplique populaire.”

Mais cette phrase fait depuis débat. Jeudi 18 juin, il s’est déjà expliqué à ce sujet, affirmant qu'”expliquer un phénomène n’a jamais signifié l’encourager.” Invité sur RMC chez Anaïs Matin ce dimanche 21 juin, l’élu La France insoumise a eu l’occasion de détailler le fond de sa pensée.

Sur ce sujet, Bally Bagayoko se décrit immédiatement comme “celui qui peut-être chante le plus la Marseillaise, d’abord en tant que joueur de basketball et ensuite dans l’ensemble de mes meetings.” Également à la marche contre le racisme prévue ce dimanche après-midi à Barbès, “nous chanterons la Marseillaise”. Donc, il l’affirme: “je n’ai pas de leçon à recevoir sur mon appartenance aux valeurs de la République.”

“En revanche, en tant qu’homme politique, ma responsabilité c’est aussi d’aller chercher à comprendre. Pourquoi des Français s’autorisent à la siffler? C’est ça le sujet”, explique le maire.

Car c’est bien là l’idée derrière sa phrase, il cherche à comprendre les motivations de ceux qui sifflent la Marseillaise. “je suis en responsabilité de m’interroger”, précise Bally Bagayoko.

Mais ce qui a surtout marqué, c’est qu’il parle d’un “droit à la réplique populaire”. Détail sur lequel il revient également: “c’est pour signifier quelque chose. Parce que les mêmes qui déclenchent ces sifflements, ce sont les mêmes qui les arrêtent, d’ailleurs même sans qu’ils en soient invités.” Il cite notamment des grandes rencontres, comme au Stade de France, où il raconte avoir observé des sifflements, “y compris quand le président descendait pour saluer.”

“Alors quand je parle d’une forme de droit populaire, c’est parce que le sifflement dans un stade lorsqu’il est repris par plusieurs personnes, ça doit interroger”, précise l’élu.

Il prend ensuite exemple sur sa situation: “je suis Français à part entière, d’origine malienne, ma femme est tunisienne, et j’ai beaucoup d’amis qui viennent d’horizons différents. Donc forcément nous avons une sensibilité par exemple sur la question palestinienne.” C’est pourquoi “nous n’allons pas nous laisser divertir par l’idée que nous n’aurons pas un avis à donner sur la manière dont l’Etat dans lequel nous sommes se positionne par rapport à ces situations-là.”

“C’est la raison pour laquelle je dis que cette forme de sensibilité s’exprime malheureusement dans les lieux de masse, comme les stades, lors de meetings ou dans l’espace public quand il y a des concerts”, précise-t-il.

Mais il tient à être clair: “je condamne. Je ne suis pas pour qu’on siffle la Marseillaise, je ne l’ai jamais fait. Il faut cesser l’hypocrisie.” Comme Bally Bagayoko le répète, sa responsabilité est de “chercher à comprendre pourquoi. Mais le fait de pouvoir vous poser la question, en quoi ça vous oblige à être responsables de ce qu’ils font?”

Et même si le sifflement de la Marseillaise est illégal depuis 2003 et puni de 7.500 euros d’amende, il questionne: “citez-moi un spectateur qui a été condamné pour avoir sifflé la Marseillaise? Il n’en existe pas.” Avant de conclure: “les sifflements n’ont pas cessé et il n’y a eu aucun acte de sanction à l’égard de celles et ceux qui auraient sifflé.”

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