La préfecture de police de Paris a décidé d’interdire le concert de la France Insoumise prévu dimanche place de la République à Paris en raison du risque de trouble à l’ordre public. Une décision que le parti de Jean-Luc Mélenchon a décidé de contester en déposant un recours. Sur RMC, Alma Dufour s’agace de cette décision.
La préfecture de police de Paris dit non aux Insoumis. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon avait prévu d’organiser, dimanche soir place de la République à Paris, un “concert antiraciste” pour la Fête de la musique.
Mais dans un arrêté publié mercredi 17 juin, le préfet de police de Paris interdit l’événement, pour risque de trouble à l’ordre public. Jean-Luc Mélenchon dénonce “un scandale démocratique grave en période électorale”.
Et LFI annonce déposer un recours. Des rappeurs, une drag queen, et des prises de parole politiques, c’était le programme initial présenté par les insoumis. Mais ce qui pose problème à la préfecture de police, c’est la présence aussi d’Assa Traoré et du rappeur Médine à qui il est reproché des propos incitant à la haine. Avec le risque, assure le préfet, d’attirer un public hostile aux forces de l’ordre.
Invité ce jeudi matin sur RMC, Alma Dufour, députée LFI-NFP de la 4e circonscription de Seine-Maritime, a déploré l’interdiction de ce qui est “surtout un concert”. D’autant qu’elle assure que ces deux personnes citées ne sont pas prévues au programme. “Ce qui est très affligeant, c’est le niveau d’amateurisme de la préfecture de Paris parce qu’on a lu l’arrêté d’interdiction qui est motivé par la présence de personnes qui ne performent pas à ce concert. Ils se rendront à la marche contre le racisme organisée plus tôt et autorisée par la préfecture”, pointe-t-elle.
Elle ajoute: “On est consternés, on y voit une commande politique parce que nous, on est en discussion avec la préfecture depuis au moins deux mois. On ne fait pas un concert place de la République à Paris avec tout ce que ça implique en termes de sécurité sans avoir eu une autorisation préalable des services de l’Etat”.
Elle tacle par la même occasion et s’interroge sur la tenue “choquante” d’un concert sur la place du Trocadéro organisé “par des soutiens de la politique du gouvernement de Netanyahou”.
Ces dernières heures, beaucoup, dont Ariel Weil, maire PS du centre de Paris où se trouve la place de la République, réclamaient cette interdiction.
“Je suis plutôt soulagé moi. Je pense que dans un contexte où il y aura du monde partout dans la rue, si en plus on doit avoir des forces de police qui font face à un concert politique, ça me paraissait très compliqué et c’était plutôt des ingrédients pour un potentiel désastre, le risque qu’il y ait des blessés, des morts”, indique-t-il.
Un scandale démocratique s’indigne Hadrien Clouet, député LFI et proche de Jean-Luc Mélenchon. Son parti demande à la justice en urgence d’autoriser la soirée.
Et le tribunal administratif de Paris devrait trancher dans les toutes prochaines heures.




